avr 10

Que confions-nous aux hommes et femmes que nous élisons ?
Quelle responsabilité leur donne t-on ? Quelles sont nos attentes ?

Tout le monde peut s’accorder à dire qu’on place en eux notre confiance, souvent aveugle, pensant qu’ils agiront pour le bien être de tous, qu’ils travailleront à rendre la vie de chacun meilleure et à offrir un avenir sans nuages à nos enfants.

On pense que ses hommes et ses femmes, à qui nous confions nos vies, devraient être logiquement exempts d’esprit de malveillance et respectueux des lois afin de légitimité aux yeux de tous cette république dont ils sont les garants. Leurs qualités premières devraient être le souci et le respect d’autrui.

Malheureusement, le dernier homme élu à la présidence de la France est le pire ennemi de ces espoirs, de notre république, de la liberté, de la fraternité et de l’égalité qu’il est censé défendre. Cet homme n’a pas de moral, ni une once d’humanité, d’altruisme ou de compassion, pour lui, tout n’est qu’argent, profit et rentabilité.

« Je ne laisserais personne sur le chemin » avait il dit.

Cependant, après avoir offert une réduction de fiscalité de 15 milliards par an, qui ne profite réellement qu’à moins de 10% de français, les plus riches, et ce, dès le 2ème mois de son mandant, en se foutant des conséquences, cet homme, quelques mois plus tard, feinte la surprise en découvrant qu’il n’y a plus d’argent, que « les caisses de l’état sont vides ».

Alors, il nous dit que des économies sont nécessaires. 7 milliards officiellement.
Il faut faire des efforts. Faire des réformes.

Bien sûr pas d’annonce sur une baisse du rythme de vie princier que s’octroi le gouvernement ou de marche arrière sur le paquet fiscal qui coûte extrêmement cher, même plus que prévu en ce qui concerne l’exonération des heures supplémentaires par exemple.
Pas d’économies non plus du côté du ministère de la défense car envoyer inutilement des troupes en Afghanistan pour faire plaisir à son oncle Bush, c’est bien pour le pays et la croissance.

Non, faisons des économies sur le dos de ceux qui ne servent à rien, ceux qui ne feront pas la croissance et qui profite de l’argent des autres : Les français qui vivent sous le seuil de pauvreté ou presque et qui ne peuvent pas consommer.
Les dernières nouvelles du front sont effrayantes.

1/ les handicapés.
« Des citoyens à part entière » nous avait dit l’homme providentiel.
Sauf que les promesses sur la revalorisation de 5% l’allocation adulte handicapé n’est plus possible. Il n’y a plus d’argent. 1,1 % c’est déjà bien. 31 euros de plus par mois c’est un bonheur ! Mais rassurez vous : « la politique du handicap est au cœur des priorités du gouvernement » nous dit Valérie Létard, secrétaire d’état à la solidarité. C’est pour cela que fin décembre, le gouvernement annule un crédit de 17 millions d’euros destiné à favoriser l’embauche des handicapés dans l’Education Nationale.
Mais dormez tranquillement, une revalorisation de 3.9% est prévue pour septembre pour coller au 5% promis lors de la présidentielle. Une promesse dans l’état des choses difficilement réalisable.
Laissons donc sur le bord du chemin les handicapés, même s’ils expriment leur mécontentement, on reviendra les chercher plus tard…. Peut être.

2/ Les rmistes.
Ces feignants qui ne retrouvent pas de travail après la délocalisation de leurs entreprises, qui coûtent à l’état plus qu’ils ne rapportent vont mettre la main à la poche. Si dans le paquet fiscal, une chose est à revoir, c’est bien le RSA. Donc fini le plan qui consistait à encourager les Rmistes à reprendre un travail, même à temps partiel, en leur donnant la possibilité de cumuler le revenu de ce travail avec celui de la solidarité pour leur garantir une amélioration de leur situation. Ce n’est pas vraiment ce qui devait coûter le plus cher (oui parce le projet était encore au stade de test, contrairement aux autres points du paquet fiscal) car le budget alloué n’était que de 25 millions d’euros.
Laissons donc de côté les rmistes, c’est à eux de se débrouiller pour nous rejoindre sur le chemin par leurs propres moyens, de toute façon ils sont trop occupés à essayer de survivre pour réfléchir à leur situation et à manifester leur mécontentement comme l’écrivait Auguste Blanqui, donc on s’en fiche.

3/ les retraités.
Comme les handicapés, les retraités ont leur allocation minimum : l’ASPA, anciennement minimum vieillesse, devait être revalorisé de 5%, il le fut de 1.1% pour 2008, plus une prime exceptionnel de 200 euros pour faire taire les retraités qui manifestaient leur mécontentement dans la rue eux aussi.
Le pire est, comme le révèle le canard enchaîné de cette semaine, qu’en plus de faire des économies sur le dos de pauvres retraités, l’état a perdu 3 milliards en jouant en bourse avec le Fond de Réserve des Retraites, un fond, crée par Jospin en 2002, pour payer les retraites à partir de 2020. D’ailleurs, ce fond de 31 milliards, qui devait peser 300 milliards en 2008, si l’état avait correctement reversé 2% des cotisations sociales, devrait disparaître pour payer la dette publique et la diminuer de 2% (de 66% à 64%).
Les retraités sur le bord du chemin aussi.

Le comble pour un pays qui s’est construit sur la solidarité d’être à la solde d’un homme privilégie son bien être et ses amis, en dilapidant l’argent du peuple qui l’a élu, en faisant des cadeaux aux plus favorisés, en faisant porter le coups de ses actions sur les plus faible et les plus démunis. Une horreur en soi. Je ne souhaite à personne d’être handicapé, retraité ou rmiste en ce moment. En plus, si vous êtes malade, avec les franchises médicales, vous toucheriez le fond.

On évitera de parler aussi des économies prévue dans l’Education Nationale ou au Ministère de l’Ecologie, on aura suffisamment compris où résident les intérêts de Nicolas Sarkozy. L’avenir de nos enfants et le bien être de tous sont les derniers de ses des soucis.

Ce ne sont vraiment pas les idées lumineuses de Sarkozy qui vont redonner espoir et confiance à la France. La gauche, et surtout Le PS, qui à la responsabilité d’être le plus important parti d’opposition, aurait plus à gagner à proposer des idées novatrices pour rallumer une flamme dans le cœur des français, qui se glace à vue d’œil, qu’à rejouer prochainement un certain congrès du Mans passé avec ses guerres fratricides.
Mais comme on sait que ce ne sera pas le cas, espérons alors un sursaut, une prise de conscience des français, une motivation et une volonté de se battre pour ses idéaux et ses espoirs comme ils l’ont montré en défendant le Tibet dernièrement.

avr 7

“La flamme olympique s’est éteinte à Paris et j’en suis fier” nous dit un internaute sur Rue89 qui résume assez bien le sentiment qu’ont à cette heure les sympathisants anti-J.O de Pékin.

Les militants pro-tibet, galvanisé par la communauté Tibétaine, ont réussi à déborder l’imposant service de sécurité mis en place, à faire éteindre la flamme sous leur pression militante, à modifier et écourter le parcours prévu par les organisateurs, sans compter les spectateurs qui ont hué à maintes reprises cette flamme de la honte. Le peuple français à donc montrer au gouvernement Chinois et au notre, qui avait interdit la présence de drapeaux tibétains dans la capitale, que la mobilisation pour une cause juste (http://www.lebonnetphrygien.org/?p=30) est possible.
Cette ferveur et cette volonté populaire sont rassurantes pour l’avenir du peuple français et des combats qu’il va devoir mener bientôt.
Bravo à tous ceux qui ont participé à cette journée, c’est devenu rare de nos jours d’être fier de son pays.
Vive le peuple !

mar 26
Vive les J.O de Pékin
icon1 Peter Moutarde | icon2 International | icon4 26.03.2008| icon31 Commentaire »

Est ce que l’esprit du sport et l’espoir que la Chine s’ouvre au monde peuvent peser dans la balance face aux massacres du Darfour et du Tibet, aux persécutions des journalistes indépendant chinois, aux chrétiens chinois et autres opposants au régime condamnés à mort,  ou encore à la destruction de manière totalitaire de centaine de maisons de chinois miséreux  pour y construire des structures sportives ?

Est ce que l’esprit du sport et l’espoir que la Chine s’ouvre au monde peuvent  justifier les contrats signés par les athlètes pour ne pas évoquer de sujets politiques sensibles à Pékin ou la diffusion en différé des J.O par le régime chinois pour éviter toute manifestation hostile au régime ?

Non, rien ne peut peser dans la balance et justifier l’attitude totalitaire de la Chine.

Ce que les J.O vont apporter à la Chine ?
Comme en 1936 pour l’allemagne nazi, ils vont juste aider le régime chinois dans sa propagande et flatter son égo.

D’ailleurs, le gouvernement chinois se sent déjà pousser des ailes en répondant à Rama Yade, qui souhaite recevoir le Dalaï lama cet été, que “Le gouvernement chinois s’oppose fermement à toute forme de contact officiel du dalaï lama avec n’importe quel pays”.

Le programme de la flamme à Paris  et les actions de la communauté tibétaine ici :
http://www.tibet.fr/site/evenements.php?itemid=1820

Le Lundi 7 avril, le mot d’ordre est tous aux couleurs du Tibet !