Si l’hebdomadaire “Marianne” compare depuis des mois, et à juste titre, le rêgne de Napoléon III avec celui de Nicolas Sarkozy, la situation actuelle de notre pays a de fortes et troublantes similitudes avec l’année 1848 et la génèse de sa révolution de février.
A l’époque, les paysans et ouvriers subissent l’augmentation du blé et du pain et une baisse de la production de la pomme de terre, le peuple a faim, la pauvreté augmente, le chomage aussi. Les français sont endettés, il n’y a plus d’argent dans les caisses de la banque de France. La consommation des ménages, des ouvriers et des classes aisées, est en forte baisse. Ajoutons à cela les scandales politiques et financiers, et le fait que le gouvernement ne soit pas réprésentatif du peuple français (241 000 électeurs autorisés sur 9 millions d’adultes), on obtient un étrange miroir de notre situation actuelle.
Ajourd’hui, les prix de l’alimentaire augmentent fortement et la grande distribution nous a promis +12 % à la fin du premier trimestre 2008.
Le gaz, après les +4% de janvier, va encore augmenter de 1,5 % en Juillet. Les premiers touchés par ces hausses, conjuguées aux mesures récente du gouvernement comme les franchises médicales, sont les retraités, les malades, les handicapés, les chomeurs, les rmistes, les smicards et tous les travailleurs qui vivent sous le seuil de pauvreté. Donc la pauvreté et les inégalités ne peuvent que se renforcer. La consommation est logiquement en berne. Les français n’ont plus d’argent et boudent même les soldes. “Les caisse de l’état sont vides”. Des politiques occupent des logements à moindres coût, Sarkozy exibe ses richesses, on donne des millions d’euros à des “patrons voyous”. Après des municipales qui consacre l’opposition, le gouvernement fait la sourde oreille et entend même accéler ses réformes.
Et pour finir, comme en 1848, bien que légal, le gouvernement ne represente pas le peuple français : sur 63,753 millions de français et 44 000 000 inscrits sur les liste électorales, seulement 18 983 408 (42,69%) ont élu Sarkozy. Sans la mise en place de proportionnelle aux élections législatives, ce dernier a malheureusement les pleins pouvoirs.
A l’époque, l’opposition était interdite, aujourd’hui, lorsqu’on peut l’entendre, elle se fait littéralement insulter .
A l’époque, le gouvernement s’appelait la monarchie de Juillet, aujourd’hui on évoque la monarchie de Sarkozy.
En additionnant l’ambiance 1848 avec le rêgne d’un petit Napoléon III, Sarkozy a réussi à recréer le 19e siècle en plein 21e siècle et en 10 mois seulement. Il est fort ce Nicolas. Régression je t’aime.
