fév 27

 ”Je considère que, toutes ces dernières années, on a surestimé l’importance des questions sociologiques, tandis que le fait religieux, la question spirituelle ont été très largement sous-estimées.”

“Le fait religieux est un élément primordial en ce qu’il inscrit la vie dans un processus qui ne s’arrête pas avec la mort. C’est pourquoi je n’ai pas une conception sectaire de la laïcité. Pas même la vision d’une laïcité indifférente. Je crois au besoin religieux pour la majorité des femmes et des hommes de notre siècle. La place de la religion dans la France de ce début de troisième millénaire est centrale.”

” le mot secte est parfois utilisé abusivement contre des mouvements spirituels nouveaux». 

” L’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. ”

Après presque 100 ans, on aurait pû croire que la république française et laïque s’étende enfin à l’Alsace, à la Moselle et aux départements d’Outre-mer qui ne sont toujours pas inclus dans cette loi de 1905, et dont les cultes sont toujours financer par l’état, mais non, si on se fie aux propos de Sarkozy, nous allons vivre l’inverse, le concordat d’Alsace-Moselle va s’étendre aux autres régions de France et Dieu nous sauvera tous…

Régression ?

fév 20
La colère d’un citoyen
icon1 Peter Moutarde | icon2 France | icon4 20.02.2008| icon32 Commentaires »

Notre démocratie vient d’être assassinée, poignardé sauvagement dans le dos par ses propres enfants, ceux qui lui doivent tout, ceux qu’elle avait élu, ceux qu’on nomme à tort les « représentants du peuple ».
Faisait fi du choix souverain du peuple à propos de la constitution européenne, ces enfants de la démocratie ont dit oui au traité de Lisbonne.
Le fossé déjà existant entre le peuple et ses élus est désormais insondable.
Notre démocratie est donc bien morte, reste ces ersatz d’élections représentatives dont la finalité première est le pouvoir et ses privilèges accordés à certains, bien avant le bien être et le respect des citoyens français et de la démocratie.

A côté du corps inerte de la démocratie, notre république agonise.

Que signifie le mot « égalité » lorsque les « représentants du peuple », faisant l’amalgame entre responsabilités et pouvoir, augmentent leurs salaires, occupent des logements à moindre coût ou dilapide l’argent de l’état en champagne à 700 euros la bouteille et autres futilités, alors que le peuple peine à finir ses fins de mois, ne trouve pas de logement et pour qui le coût du gaz, des matières première ou des soins augmente ? De quel droit un président, des députés et autres élus, ont le droit de faire comme bon leur semble de nos impôts ? Ne devrions nous pas exiger pour eux des salaires et des rythmes de vie contrôlés et plus décents ?

Que signifie le mot « Egalité » lorsque les « représentants du peuple » vont voter une loi qui donne l’absolution aux cols blancs pour leurs délits financiers et autres détournements de fonds, alors qu’on facilite la répression judiciaire lorsqu’il s’agit du peuple par des peines planchers, des comparutions immédiates et autres lois de sûreté contraires aux droits de l’homme et du citoyen ?
Pourquoi est-il moins grave de voler un million d’euros sous couvert d’un délit financier que de voler une pomme dans un magasin ? Est-ce que le texte de loi reprendra, mot pour mot, la morale de La Fontaine : “Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir” ?

Que signifie le mot « Laïcité » lorsque le président nous parle de Dieu, souhaite une réforme de la loi de 1905, pense que le prêtre est plus compétent que l’instituteur ou que sa directrice de cabinet défend ouvertement les sectes ?

On pourrait continuer d’écrire longtemps sur l’agonie de notre république.
On pourrait parler du mot « Fraternité » qui ne signifie plus rien lui aussi.
On pourrait continuer, mais on pourrait remplir un roman de 12 tomes et le temps nous manque.
Restons simplement sur cette idée que la république se meurt, avec la complicité de l’opposition, sous le joug d’un président omniscient, anti-démocratique et anti-républicain, de ce roi incompétent et égocentrique.

Ce que le peuple a raté en 1848,  peut être  le réussira t-il en 2008 avec l’aide de Mr Sarkozy. Encore un petit effort Mr le “président”.
Jusqu’ici, mois de Février, tout va bien…