En ces temps de réformes souvent réactionnaires, il est bon de se souvenir d’idées progressistes, comme celles de la gauche plurielle dans les années 2000, ne pesant pas directement pas sur le porte-monnaie des français. Certes ces idées n’étaient pas toutes parfaites, surtout concernant le chomage, mais elles étaient justes dans le fond.
Le logement :
Une France propriétaire, comme un certain monarque l’exige, ne peut être une France étudiante, retraitée, handicapée, smicarde ou rmiste. D’ailleurs, l’Espagne (83% de propriétaires) rencontre justement des difficultés dû aux prix de l’immobilier toujours en hausse qui empêchent les espagnols aux petits revenus, comme les jeunes par exemple, à trouver un logement.
Pourtant, en France, une solution existe existait pour rêgler les problèmes de logement : La loi SRU mise en place par le gouvernement Jospin en 2000. Cette dernière avait pour vocation d’inciter à la construction et à l’augmentation du parc hlm afin d’offrir plus de logement à des prix accessibles au faible revenus. Cependant un certain parti, en plus d’être à la tête des villes les plus mauvaises élèves de la loi SRU, a attenué l’impact de cette dernière à coups d’amendements après 2002. Depuis l’offre et la demande n’ont jamais été aussi éloignées, l’une de l’autre. Si cette solution avait été appliquée à la lettre durant ces 8 ans, si tout le monde avait joué le jeu, le problème du logement en France serait largement atténué.
Alors, pourquoi ne pas concrétiser cette idée ? Pour que l’argent circule ? Pour que les profits explosent en laissant les plus pauvres s’endetter comme aux Etats-Unis ? Pour éviter la mixité sociale, des pauvres parmis les riches ?
Les retraites
Les résistants français de la 2ème guerre mondiale, qui ont créé le système actuel de la sécurité sociale et des retraites, alors que la France était ruinée par la guerre, se posent la question de savoir comment aujourd’hui, alors que la production de richesses est plus considérable, ce système de solidarité, que le monde nous enviait encore peu, meurt à feu doux. Une contradiction extraordinaire !
Une des solutions de l’homme à talonettes pour sauver les retraites futures est d’allonger la durée de travail nécessaire à l’ouverture des droits. Le monarque nous le martèle sans cesse, il n’y a pas d’autre choix possible. Cependant le gouvernement Jospin avait trouvé une solution en 1999 et qui, si elle avait été correctement appliquée une nouvelle fois, aurait payer les retraites à partir de 2020 sans que le quotidien des français en soit bouleversé. Comme nous le rapportait le “Canard Enchaîné” du 9 avril dernier, le Fond de Réserve des Retraites (FRR) devait être approvisionné par l’état via des ressources comme les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et certains placements. En 2008, sans compter que l’état a perdu 3 milliards via des petits jeux boursiers à risques et que les estimations originelles étaient optimistes, le FRR devait peser 300 milliards alors qu’il ne pèse que 31 milliards. De plus, notre empereur national rêve de mettre la main sur ce pactole pour faire passer la dette publique de 66% à 64%. Et les futurs retraités ? Qu’ils prennent une complémentaire privée, cela fera marcher les affaires des assurances. Au diable le combat des résistants français pour une France solidaire, désormais c’est chacun pour soi ! Pourquoi le fond n’a plus été approvisionné à partir de 2002, retour de la droite au gouvernement ? Pourquoi utiliser cet argent à d’autres fins ? Oui, c’est vrai, c’est toujours plus facile de combler des trous immédiats avec des pansements que de réfléchir à un véritable plan pérenne.
Le chômage
Deux mesures votées par le gouvernement de la gauche plurielle des années 2000 étaient intéressantes pour lutter contre le chômage. La première était la fameuse loi sur les 35 heures. Même si le bilan de cette dernière reste fortement mitigé, l’idée était bonne, certes pas parfaite, mais ce concept de partager notre temps de travail pour en donner à tous était honorable. Dans l’absolue, si tout le monde avait joué le jeu et peut être avec quelques moyens en plus, cette loi aurait été un franc succès. Et attention, contrairement à ce que raconte le monarque en place actuellement pour justifier ses réformes, les français ne sont pas des feignants et la productivité des français n’est pas en berne. Les français travaillent plus que la moyenne européenne et leur production par heure s’élève à 35,08 dollars contre 35,63 dollars pour la production de leurs homologues américains. Dans tous les cas, les 35 heures seront toujours une idée plus juste que celle d’éradiquer le chômage en forçant les chomeurs à accepter un emploi “acceptable” justement, ou celle de trafiquer les chiffres. D’ailleurs, en parlant d’emploi acceptable, ne mettez pas dans vos hobbies une quelconque passion pour la cuisine, car c’est un aller simple pour les cuisines du Fast Food le plus prêt de chez vous, du moins pas à plus de 80 kilomètres.
Une autre action du gouvernement Jospin pour maintenir certains emplois menacés était la loi de modernisation sociale. Cette dernière réglementait les entreprises qui généraient de gros bénéfices et qui délocalisaient à l’étranger uniquement pour augmenter leurs cours en bourse. Une loi vite mis en pièce par Raffarin en 2002. Normal pour une droite à la solde du profit. Le peuple français passera toujours après.
