mar 21
1848 - 2008
icon1 Peter Moutarde | icon2 France | icon4 21.03.2008| icon3Aucun Commentaire »

Si l’hebdomadaire “Marianne” compare depuis des mois, et à juste titre, le rêgne de Napoléon III avec celui de Nicolas Sarkozy, la situation actuelle de notre pays a de fortes et troublantes similitudes avec l’année 1848 et la génèse de sa révolution de février.

A l’époque, les paysans et ouvriers subissent l’augmentation du blé et du pain et une baisse de la production de la pomme de terre, le peuple a faim, la pauvreté augmente, le chomage aussi. Les français sont endettés, il n’y a plus d’argent dans les caisses de la banque de France. La consommation des ménages, des ouvriers et des classes aisées, est en forte baisse. Ajoutons à cela les scandales politiques et financiers, et le fait que le gouvernement ne soit pas réprésentatif du peuple français (241 000 électeurs autorisés sur 9 millions d’adultes), on obtient un étrange miroir de notre situation actuelle.

Ajourd’hui, les prix de l’alimentaire augmentent fortement et la grande distribution nous a promis  +12 % à la fin du premier trimestre 2008.
Le gaz, après les +4% de janvier, va encore augmenter de 1,5 % en Juillet.  Les premiers touchés par ces hausses, conjuguées aux mesures récente du gouvernement comme les franchises médicales, sont les retraités, les malades, les handicapés, les chomeurs, les rmistes, les smicards et tous les travailleurs qui vivent sous le seuil de pauvreté. Donc la pauvreté et les inégalités ne peuvent que se renforcer. La consommation est logiquement en berne. Les français n’ont plus d’argent et boudent même les soldes. “Les caisse de l’état sont vides”. Des politiques occupent des logements à moindres coût, Sarkozy exibe ses richesses, on donne des millions d’euros à des “patrons voyous”. Après des municipales qui consacre l’opposition, le gouvernement fait la sourde oreille et entend même accéler ses réformes.
Et pour finir, comme en 1848, bien que légal, le gouvernement ne represente pas le peuple français : sur 63,753 millions de français et  44 000 000 inscrits sur les liste électorales, seulement 18 983 408 (42,69%) ont élu Sarkozy. Sans la mise en place de proportionnelle aux élections législatives, ce dernier a malheureusement les pleins pouvoirs.

A l’époque, l’opposition était interdite, aujourd’hui, lorsqu’on peut l’entendre, elle se fait littéralement insulter .
A l’époque, le gouvernement s’appelait la monarchie de Juillet, aujourd’hui on évoque la monarchie de Sarkozy.

En additionnant l’ambiance 1848 avec le rêgne d’un petit Napoléon III, Sarkozy a réussi à recréer le 19e siècle en plein 21e siècle et en 10 mois seulement. Il est fort ce Nicolas. Régression je t’aime.

fév 20
La colère d’un citoyen
icon1 Peter Moutarde | icon2 France | icon4 20.02.2008| icon32 Commentaires »

Notre démocratie vient d’être assassinée, poignardé sauvagement dans le dos par ses propres enfants, ceux qui lui doivent tout, ceux qu’elle avait élu, ceux qu’on nomme à tort les « représentants du peuple ».
Faisait fi du choix souverain du peuple à propos de la constitution européenne, ces enfants de la démocratie ont dit oui au traité de Lisbonne.
Le fossé déjà existant entre le peuple et ses élus est désormais insondable.
Notre démocratie est donc bien morte, reste ces ersatz d’élections représentatives dont la finalité première est le pouvoir et ses privilèges accordés à certains, bien avant le bien être et le respect des citoyens français et de la démocratie.

A côté du corps inerte de la démocratie, notre république agonise.

Que signifie le mot « égalité » lorsque les « représentants du peuple », faisant l’amalgame entre responsabilités et pouvoir, augmentent leurs salaires, occupent des logements à moindre coût ou dilapide l’argent de l’état en champagne à 700 euros la bouteille et autres futilités, alors que le peuple peine à finir ses fins de mois, ne trouve pas de logement et pour qui le coût du gaz, des matières première ou des soins augmente ? De quel droit un président, des députés et autres élus, ont le droit de faire comme bon leur semble de nos impôts ? Ne devrions nous pas exiger pour eux des salaires et des rythmes de vie contrôlés et plus décents ?

Que signifie le mot « Egalité » lorsque les « représentants du peuple » vont voter une loi qui donne l’absolution aux cols blancs pour leurs délits financiers et autres détournements de fonds, alors qu’on facilite la répression judiciaire lorsqu’il s’agit du peuple par des peines planchers, des comparutions immédiates et autres lois de sûreté contraires aux droits de l’homme et du citoyen ?
Pourquoi est-il moins grave de voler un million d’euros sous couvert d’un délit financier que de voler une pomme dans un magasin ? Est-ce que le texte de loi reprendra, mot pour mot, la morale de La Fontaine : “Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir” ?

Que signifie le mot « Laïcité » lorsque le président nous parle de Dieu, souhaite une réforme de la loi de 1905, pense que le prêtre est plus compétent que l’instituteur ou que sa directrice de cabinet défend ouvertement les sectes ?

On pourrait continuer d’écrire longtemps sur l’agonie de notre république.
On pourrait parler du mot « Fraternité » qui ne signifie plus rien lui aussi.
On pourrait continuer, mais on pourrait remplir un roman de 12 tomes et le temps nous manque.
Restons simplement sur cette idée que la république se meurt, avec la complicité de l’opposition, sous le joug d’un président omniscient, anti-démocratique et anti-républicain, de ce roi incompétent et égocentrique.

Ce que le peuple a raté en 1848,  peut être  le réussira t-il en 2008 avec l’aide de Mr Sarkozy. Encore un petit effort Mr le “président”.
Jusqu’ici, mois de Février, tout va bien…