Faisons fi de cette stratégie d’exister de Ségolène Royal qui fait débat dans la presse, considérons son geste en toute simplicité.
Force est de constater que ce geste d’excuse est magnifique.
Magnifiquement contestataire plus exactement, un peu semblable à un lancer de chaussure.
Pour s’en convaincre, il suffit d’entendre, ici et là, les réactions des membres de la majorité.
Prenons un peu de recul, effaçons la sainte image médiatique de Ségolène Royal, imaginons plutôt un groupe de citoyens qui aurait eu l’heureuse initiative d’envoyer des lettres d’excuses par centaine aux militants PS sénégalais ou à Zapatero. On ne se poserait pas la question d’un coup médiatique ou sur la légitimité du geste, on y verrait une manière gentillette de manifester contre le comportement Nicolas Sarkozy Ier. Certes, médiatiquement parlant, l’impact aurait été différent.
Lorsque Bush fils était au pouvoir, le monde entier détestait les Etats-Unis. L’image que Bush et sa politique véhiculait nous faisait faire l’amalgame que tous les américains étaient comme lui. Ils l’avaient élu 2 fois de suite tout de même ces idiots ! A cette époque, les français détestaient tous les américains. Aujourd’hui, alors qu’Obama est presque sanctifié par la planète entière, les français trouvent désormais les américains étrangement forts sympathiques.
En véhiculant à l’étranger une image négative de la France, Nicolas Sarkozy est notre George W. Bush à nous. Il suffit de lire la presse étrangère, même celle de droite, pour s’en rendre compte. Ou encore, si vous voyagez dans un pays quelconque, il vous suffit de constater les rires moqueurs sur les visages des autochtones lorsque vous évoquez le nom de Sarkozy.
A l’époque de Bush, si des milliers d’américains avaient écris des lettres au reste du monde pour s’excuser de la politique de leur président, on aurait considéré le geste comme formidable et il certain que les français auraient été les premiers à apprécier le geste à sa juste valeur.
Ce geste d’excuse aurait pu être un geste fort de contestation citoyenne, il n’est qu’un geste politique et étiqueté à une seule personne. Dommage.
